D’abord, formalisez votre prime de cooptation. Comment ? En rédigeant, par exemple, une note de service. Ce qu’on doit y trouver ? Tout le dispositif de votre prime de cooptation ! A savoir, les postes concernés, le profil du candidat recherché, la procédure de recommandation, le barème et les modalités de versement de la prime. Ensuite, communiquez sur vos besoins. Il vous manque un commis ? Avant le service, n’hésitez pas à le dire en cuisine pendant votre brief.
Un de vos salariés vous a recommandé un candidat fiable qu’il connaît bien ? Il vous jure que c’est le meilleur de la région ? Qu’il faut le prendre absolument ? C’est le moment de le rappeler de façon à lui faire passer un entretien, de la même manière que dans le cadre d’un processus de recrutement classique.
L’entretien vous a convaincu ? Alors vous pouvez lui proposer une période d’essai. Pour le versement de la prime, voici comment vous pouvez procéder :
- Un premier versement à l'intégration (ex: 25% à 50%). Il est généralement versé le mois suivant l'arrivée du candidat. On parle de la "prime de recommandation".
- Le solde à la validation de la période d'essai (ex: 50% à 75%) : C'est une sécurité pour vous, l'employeur. Si le candidat part au bout de deux jours, l'objectif n'est pas rempli. Dans ce cas, vous ne versez pas le solde.
Le montant de la prime
En moyenne, voici le barème des primes observé dans le secteur de la restauration :
- Profil opérationnel (Commis, Serveur) : 150 € à 300 €
- Profil qualifié (Chef de rang, Chef de partie) : 400 € à 700 €
- Cadre / Expert (Directeur, Chef de cuisine) : 800 € à 1 500 €
Conformément à la réglementation, cette prime est soumise aux cotisations sociales et à l’impôt sur le revenu. Elle figurera sur le bulletin de salaire sous l'intitulé "Prime de cooptation".