Prime de cooptation : un levier pour recruter en restauration

Temps de lecture : 6 minutes
Jeune couple qui se décide sur leur commande face à la serveuse

Des difficultés pour recruter en salle ou en cuisine ? Avez-vous pensé à la prime de cooptation ? Un moyen qui peut être redoutable pour recruter vite et mieux en restauration. Comment ça marche et comment la mettre en place chez vous… comme toujours, on vous dit tout !

Pourquoi la cooptation est particulièrement efficace en restauration ?

Face à une pénurie de candidats qui s'installe, les chiffres donnent le vertige. L'étude BMO 2025 recensait un besoin de 268 000 postes (saisonniers inclus) dans le secteur, explique le quotidien économique Les Echos. Avec un turnover qui dépasse les 50 %. Vous l’aurez compris, le recrutement par annonces ne suffit plus.

 

La solution ? Sous vos yeux ! Il s’agit de transformer vos salariés en ambassadeurs. Comme le souligne la newsletter Arrière-Cuisine : « C’est plus rentable qu’une annonce sponsorisée mal ciblée. Et surtout, ça fidélise. Résultat pour la newsletter spécialiste des ressources humaines dans le CHR : « Les primes de “cooptation” et de “retour” sont en vogue. »

 

La prime de retour est accordée quand les candidats reviennent d’une saison à l’autre. Elle récompense la fidélité du candidat.

 

Ainsi, la prime de cooptation semble être une solution solide pour recruter mieux et plus rapidement. Souvent moins chère et plus efficace qu’une agence d’intérim, la solution séduit recruteurs et candidats.

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Qu’est-ce que la prime de cooptation en restauration ?

La définition de la prime de cooptation ? La prime de cooptation est un mode de recrutement alternatif qui repose sur le mode participatif. Si un salarié vous recommande une personne compétente pour aboutir sur une embauche, il peut recevoir une contribution financière pour cela. A noter que la prime de cooptation n'est pas régie par une loi spécifique dans le Code du travail, mais elle est encadrée par le droit commun de la rémunération.

Comment mettre en place une prime de cooptation efficacement

D’abord, formalisez votre prime de cooptation. Comment ? En rédigeant, par exemple, une note de service. Ce qu’on doit y trouver ? Tout le dispositif de votre prime de cooptation ! A savoir, les postes concernés, le profil du candidat recherché, la procédure de recommandation, le barème et les modalités de versement de la prime. Ensuite, communiquez sur vos besoins. Il vous manque un commis ? Avant le service, n’hésitez pas à le dire en cuisine pendant votre brief.

 

Un de vos salariés vous a recommandé un candidat fiable qu’il connaît bien ? Il vous jure que c’est le meilleur de la région ? Qu’il faut le prendre absolument ? C’est le moment de le rappeler de façon à lui faire passer un entretien, de la même manière que dans le cadre d’un processus de recrutement classique.

 

L’entretien vous a convaincu ? Alors vous pouvez lui proposer une période d’essai. Pour le versement de la prime, voici comment vous pouvez procéder :

  • Un premier versement à l'intégration (ex: 25% à 50%). Il est généralement versé le mois suivant l'arrivée du candidat. On parle de la "prime de recommandation".

  • Le solde à la validation de la période d'essai (ex: 50% à 75%) : C'est une sécurité pour vous, l'employeur. Si le candidat part au bout de deux jours, l'objectif n'est pas rempli. Dans ce cas, vous ne versez pas le solde.

Le montant de la prime

En moyenne, voici le barème des primes observé dans le secteur de la restauration :

  • Profil opérationnel (Commis, Serveur) : 150 € à 300 €
  • Profil qualifié (Chef de rang, Chef de partie) : 400 € à 700 €
  • Cadre / Expert (Directeur, Chef de cuisine) : 800 € à 1 500 €

 

Conformément à la réglementation, cette prime est soumise aux cotisations sociales et à l’impôt sur le revenu. Elle figurera sur le bulletin de salaire sous l'intitulé "Prime de cooptation".

Une stratégie de recrutement gagnant-gagnant

Tout bénéf, la prime de cooptation ? Oui, chef ! Elle valorise vos salariés actuels, rassure les nouveaux arrivants et stabilise votre masse salariale. Même son de cloche du côté des experts de Gira, qui recommandent, depuis des années, le recours à la prime de cooptation. “Il me semble judicieux de verser cette prime, de 100 € par exemple, mensuellement, le temps de la présence dans l’entreprise du coopté. Cette méthode est particulièrement appropriée pour les postes en contact avec le public”, explique le président du cabinet de conseils, Bernard Boutboul.

 

Chez Sandaya (campings haut de gamme) on a mis le paquet pour recruter : « une prime à la cooptation (jusqu’à 250 euros) pour tout employé qui recommande un candidat de son entourage, d’une prime de retour (de 200 à 500 euros) pour ceux qui reviennent d’une année sur l’autre, hausse « d’un tiers » du nombre de logements proposés au personnel… « Les premiers signaux semblent dire que ça marche », lit-on dans Le Monde.

La prime de cooptation ? En résumé, c’est un moyen à ne pas négliger pour stabiliser vos équipes mais également pour muscler votre marque-employeur. Alors que la saison estivale va rapidement pointer le bout de son nez, c’est le moment opportun pour miser… sur le bouche à oreilles !